News

Affaire Dittli: La Conseillère d’État Vaudoise Maintient le Cap et Renonce à la Rente à Vie

todaymai 19, 2026 1

Arrière-plan
share close
Affaire Dittli: La Conseillère d'État Vaudoise Maintient le Cap et Renonce à la Rente à Vie

La tension reste palpable autour de Valérie Dittli, Conseillère d’État vaudoise, qui se retrouve au cœur d’une tempête médiatique et judiciaire. Visée par plusieurs rapports accablants et une instruction pénale pour abus d’autorité, la ministre maintient fermement sa position : elle ne démissionnera pas. Elle assure par ailleurs qu’elle ne s’accroche pas à son poste pour bénéficier d’une potentielle rente à vie, une accusation qu’elle réfute avec vigueur.

Dans un entretien accordé au Matin Dimanche, Valérie Dittli exprime son désir d’achever la législature en se concentrant sur les « vrais enjeux qui intéressent la population », soulignant son « bilan » dans des domaines clés comme l’agriculture ou le numérique. Née Zougoise, elle rejette catégoriquement l’idée selon laquelle elle resterait en fonction pour une rente annuelle de 39’000 francs. « Si les circonstances faisaient que j’y aie droit, je renoncerais de toute façon à cette rente », affirme-t-elle. À 33 ans, forte d’une « bonne formation », elle insiste sur le fait que l’essentiel de sa carrière professionnelle est devant elle, et que l’idée d’une rente ne correspond ni à ses convictions personnelles ni aux valeurs libérales du Centre.

La pression sur la Conseillère d’État s’est intensifiée suite à la publication en avril du rapport de l’ancien juge cantonal Jean-François Meylan. Ce document met en lumière un accord confidentiel conclu par la ministre avec l’ancien président de la commission foncière rurale. Cet arrangement visait le retrait d’une plainte pénale contre lui pour calomnie et abus d’autorité, et prévoyait l’octroi de 10’000 francs d’argent public au plaignant, le tout sans en informer le Conseil d’État. Épinglée pour avoir manqué de transparence et dissimulé des informations, Valérie Dittli a ainsi vu la confiance de l’exécutif vaudois s’éroder, le gouvernement lui-même reconnaissant la difficulté de la restaurer.

Concernant les frais d’avocats, pris en charge par l’État et s’élevant à près de 80’000 francs selon la présidente du Conseil d’État Christelle Luisier, Valérie Dittli justifie cette dépense. Elle souligne qu’elle est visée en tant que cheffe de département dans l’exercice de ses fonctions, et non comme simple citoyenne. « Il est donc logique que l’État prenne en charge les frais du litige », explique-t-elle. Malgré les appels à la démission, notamment via une résolution symbolique du Grand Conseil vaudois en avril, la ministre réaffirme sa volonté de « simplement gouverner », de faire son travail avec « un leadership responsable » et d’oser « poser des questions dans une structure habituée à fonctionner autrement ».

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

Rate it

Commentaires d’articles (0)

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs marqués d'un * sont obligatoires


Développe ta WebRadio avec RadioMania

Premium Radio Suisse

La radio qui booste votre business et votre mindset.

Découvrez chaque jour business, marketing, crypto, bourse et développement personnel avec des experts et des témoignages inspirants.

Informez-vous, inspirez-vous et transformez vos idées en opportunités.

Premium Radio Suisse – votre dose quotidienne d’innovation et de réussite.

0%