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L’Entêtement au Sommet : Pourquoi les Figures Publiques S’accrochent-elles Malgré la Tempête ?

todaymai 25, 2026 1

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L'Entêtement au Sommet : Pourquoi les Figures Publiques S'accrochent-elles Malgré la Tempête ?

Comment expliquer qu’une personnalité en position de pouvoir puisse refuser catégoriquement de démissionner, quelles que soient les conséquences en termes de dégâts réputationnels et de coûts institutionnels, politiques ou juridiques ? Cette question cruciale a été mise en lumière ces derniers mois par deux affaires emblématiques en Suisse romande : celle impliquant la Conseillère d’État vaudoise Valérie Dittli et celle concernant la directrice de la Comédie de Genève, Séverine Chavrier. Ces situations révèlent une résistance inattendue face à la pression, interrogeant les motivations profondes derrière un tel entêtement.

Selon Dominique Freymond, administrateur indépendant et expert en gestion de crises de pouvoir, un phénomène nouveau émerge : certains s’accrochent à leur poste en privilégiant leurs intérêts personnels ou en sombrant dans un déni de réalité. Il souligne que le coût en temps et en énergie pour gérer la non-démission de Séverine Chavrier a largement excédé celui qu’aurait représenté son départ. Par ailleurs, la pression médiatique et l’amplification par les réseaux sociaux attisent les conflits et renforcent la résistance des personnes visées, qui se sentent alors justifiées. « Par le passé, les partis parvenaient à convaincre un membre d’obtempérer ; maintenant, ils n’obtempèrent plus », observe M. Freymond, suggérant que dans le cas de Valérie Dittli, le refus pourrait découler d’un sentiment d’être ciblée au-delà de ses propres erreurs, notamment pour avoir mis en lumière des dossiers sensibles.

Dans le secteur public, la démission est une option étonnamment rare, comme le constate une directrice des ressources humaines expérimentée. Alors que l’éloignement temporaire ou l’arrêt maladie sont fréquents, le réflexe de démissionner en cas de désalignement entre les valeurs personnelles et le cadre professionnel, pourtant considéré comme normal dans le privé, est peu courant. Notre interlocutrice RH explique qu’il est fréquent de « jouer la montre », d’obtenir des certificats d’incapacité et de continuer à être rémunéré, prolongeant ainsi le processus de départ, qu’il s’agisse d’une convention ou d’un licenciement. Cette stratégie permet de gagner du temps, d’autant plus si la personne est sous délai de protection, ce qui paralyse l’institution concernée.

Ces situations posent un défi majeur aux institutions, qui se retrouvent dans l’incapacité de « reprendre une vie normale » tant que le processus est figé. Mais c’est aussi sur le plan personnel que la question de l’entêtement interpelle. Comment ces individus peuvent-ils accepter une telle exposition médiatique et les dégâts d’image qui en découlent, au risque de compromettre leur future carrière ? Les cas de Séverine Chavrier et Valérie Dittli ont fait les gros titres, polarisant l’opinion publique et soulevant des interrogations profondes sur la résilience, la perception de soi et la gestion des crises au sommet du pouvoir.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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