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Le compte à rebours est lancé pour le Sommet du G7 à Évian, prévu du 15 au 17 juin, et la Suisse romande se prépare à ses retombées. Comme en 2003 lors du G8, les grands établissements hospitaliers de la région, à l’instar des Hôpitaux universitaires genevois (HUG) et du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), sont sur le qui-vive. Ils doivent envisager toutes les éventualités : d’une manifestation massive potentiellement déchaînée à Genève, à la gestion des difficultés de mobilisation du personnel. Dans un contexte géopolitique tendu, les scénarios les plus sombres, incluant des risques de terrorisme ou d’attaque chimique, sont également pris au sérieux.
Les HUG ont confirmé avoir mis en place des « mesures spécifiques » pour se préparer à « répondre rapidement et efficacement à un afflux éventuel de patients et patientes ». Cette vigilance est notamment motivée par l’autorisation d’une manifestation anti-G7 à Genève, prévue le dimanche 14 juin. L’institution se souvient des préparatifs intensifs de 2003, où elle avait dû faire face aux débordements anticipés. Bien que seuls quelques blessés aient été à déplorer à l’époque, l’objectif reste le même : assurer le fonctionnement normal de l’hôpital tout en étant capable de gérer un afflux de blessés, qu’il s’agisse de manifestants, de membres des forces de l’ordre ou de secouristes.
Le CHUV, à Lausanne, partage cette même approche, visant à « pouvoir s’adapter rapidement, tout en maintenant ses missions ». L’hôpital vaudois se coordonne étroitement avec les autorités cantonales et ses partenaires hospitaliers suisses et français. Du côté des HUG, quatre mesures concrètes ont été annoncées pour éviter toute surcharge : une réduction de 20% des opérations chirurgicales électives entre le 11 et le 18 juin, la préparation d’« une quarantaine » de lits supplémentaires, le renforcement des équipes d’urgences (adultes, pédiatrie, gériatrie et ophtalmologie), et l’installation de « deux tentes » devant l’entrée des urgences adultes pour garantir l’accueil d’un grand nombre de patients.
Un autre défi majeur concerne le personnel soignant transfrontalier. Les HUG, qui comptent environ 5100 collaborateurs résidant en France, doivent « anticiper les conséquences d’éventuelles difficultés de circulation entre le 12 et le 18 juin ». Les autorités genevoises ont mis en place un système de macarons pour faciliter le passage de la frontière à ces travailleurs essentiels. Une logistique complexe pour garantir que les équipes médicales soient opérationnelles malgré les perturbations attendues.
Écrit par: me@sebastiendebollivier.com
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