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La prochaine tournée de Patrick Bruel en Suisse romande est au cœur d’une vive polémique. Alors que l’artiste français est attendu pour plusieurs dates cet été et à l’automne, une pétition intitulée « Pas de Bruel en Suisse », initiée par le collectif féministe lausannois « Nous serons le feu », demande l’annulation de ses concerts. En cause : plusieurs plaintes pour viol visant le chanteur, dont une, selon le texte original, aurait été déposée par l’animatrice télé Flavie Flament, intensifiant la pression sur les programmateurs suisses.
Programmé au Pully Festival le 25 juin, au Bellarena Indoor Festival de Fribourg le 26 juin et à l’Arena de Genève le 18 novembre, Patrick Bruel voit son agenda menacé. La pétition, qui a rapidement recueilli près de 3500 signatures, exhorte les festivals à « déprogrammer un potentiel agresseur sexuel et possible violeur ». Le collectif insiste sur la responsabilité des institutions à participer à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, et à privilégier des artistes « non problématiques ». Parmi les signataires de poids figurent des figures romandes reconnues telles que les humoristes Thomas Wiesel, Yoann Provenzano, Camille Carron et Blaise Bersinger.
Cette contestation ne se limite pas aux frontières helvétiques. En France, plusieurs maires de grandes villes, dont Paris, Marseille et Brest, ont appelé Patrick Bruel à renoncer à ses concerts, invoquant la gravité des accusations. Emmanuel Grégoire, maire adjoint de Paris, a suggéré que l’artiste se retire temporairement pour la « sérénité de sa défense », le temps que la justice se prononce. De même, Benoît Payan à Marseille et Stéphane Roudaut à Brest ont appelé à un retrait, par respect pour la parole des victimes. Au Canada, l’agence Gestev a déjà annulé trois dates de concerts prévues en décembre, invoquant le « contexte actuel et l’impossibilité d’assurer la promotion ».
Face à ces pressions grandissantes, Patrick Bruel maintient sa position, contestant fermement l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il affirme n’avoir « jamais forcé » une femme à des relations sexuelles et a évoqué une « brève histoire » avec Flavie Flament, insistant qu’il n’y a eu « ni viol ni drogue ». Son avocat, Christophe Ingrain, a également tenté de minimiser l’écart d’âge entre l’animatrice et son client à l’époque des faits allégués, alors âgé de 32 ans.
Écrit par: me@sebastiendebollivier.com
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