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Le prochain sommet du G7, qui se tiendra à Genève du 10 au 19 juin, représente un défi sécuritaire d’une ampleur inédite pour la police cantonale. Alors que les premières mesures annoncées par le Conseil d’État, telles que le paiement de 100 heures supplémentaires pour le personnel non policier ou l’augmentation du plafond annuel des heures supplémentaires à 300 heures pour 2026, peinaient à rassurer, l’inquiétude grandissait au sein des forces de l’ordre. Leur principale crainte : l’épuisement irréversible des effectifs face à une mobilisation générale et une intensité de travail exceptionnelle.
Loin des revendications purement financières, les syndicats de police, par la voix de Mike Berker, vice-président du Syndicat de la police judiciaire (SPJ), avaient clairement exprimé leurs priorités. « Notre revendication principale n’est pas financière », soulignait-il. « Ce que les collègues demandent avant tout, c’est une planification raisonnable, respectueuse de leur santé et conforme aux règles en vigueur. Le problème aujourd’hui n’est pas celui du paiement, mais bien celui de la charge de travail et du repos. » Une position ferme, qui mettait en lumière la nécessité de préserver le bien-être du personnel.
Après plusieurs échanges, la ministre de la Sécurité, Carole-Anne Kast, a finalement apporté des réponses concrètes le 3 juin. Elle a confirmé que « les règles applicables en matière de temps de travail devront être respectées dans le cadre du G7 ». Concrètement, cela signifie une majoration de 25 % pour toute heure supplémentaire quotidienne effectuée au-delà de huit heures pendant le sommet. De plus, l’état-major de la police est désormais tenu de garantir la prise de jours de repos et de récupération, que ce soit avant, pendant ou après la période intense. Des discussions sont également en cours concernant la comptabilisation des heures supplémentaires des cadres et la mobilisation volontaire du personnel de plus de 50 ans.
Ces annonces ont été accueillies favorablement par les syndicats. « Nous saluons ces décisions, qui vont dans le bon sens et qui constituent une reconnaissance de l’engagement important demandé aux collaboratrices et collaborateurs concernés », a déclaré Mike Berker, estimant que « le débat sur les principes est désormais clos. » Cependant, si l’accord de principe est acquis, la vigilance reste de mise quant à sa mise en pratique effective. Les syndicats attendent désormais que ces promesses se traduisent concrètement dans les planifications individuelles, assurant ainsi que le bien-être des policiers ne soit pas sacrifié sur l’autel de la sécurité du G7.
Écrit par: me@sebastiendebollivier.com
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