Premium Radio
Le monde numérique est de nouveau le théâtre d’une usurpation d’identité inquiétante, ciblant cette fois Pierre-Yves Maillard. Le président de l’Union syndicale suisse (USS) a dû prendre la parole sur Instagram pour dénoncer une vidéo fallacieuse circulant activement sur les réseaux sociaux. Cette dernière, au titre racoleur, prétendait le montrer en vif désaccord avec Sergio Ermotti, directeur général d’UBS, dans le cadre d’une arnaque aux investissements. «Ne vous faites pas avoir. C’est une escroquerie», a martelé l’élu socialiste, rappelant qu’il avait déjà été victime d’un deepfake l’automne dernier.
Ce type d’incident n’est malheureusement pas isolé. Après Karin Keller-Sutter, Albert Rösti ou Sibel Arslan, Pierre-Yves Maillard rejoint la liste croissante des personnalités suisses dont l’image est détournée à des fins frauduleuses. Les polices cantonales vaudoise et genevoise confirment qu’il s’agit d’un cas classique de fraude à l’investissement. Les escrocs opèrent avec une méthode bien rodée : ils diffusent de faux articles ou des publicités incitatives – comme cette vidéo – pour attirer les victimes vers des liens frauduleux. L’objectif est clair : les rediriger vers de faux sites pour les inciter à investir ou à verser de l’argent sous de fallacieux prétextes, souvent en mimant les codes visuels de médias reconnus pour crédibiliser leur supercherie.
Pour éviter de tomber dans le panneau, la vigilance est de mise. E-cop François, le célèbre policier préventif des réseaux sociaux, relaie le message de Maillard et insiste sur un principe fondamental : «Des gens qui veulent vous faire gagner de l’argent sur Internet, ça n’existe pas.» La police genevoise met en garde contre plusieurs indices révélateurs : des titres sensationnalistes, des promesses de gains rapides ou exceptionnels, des liens URL suspects (comme le «peakstartdump.top» identifié dans ce cas) et des mises en page incohérentes. Il est primordial de toujours croiser les sources pour vérifier l’authenticité des informations.
Ce phénomène d’escroquerie, où la notoriété est exploitée pour donner une apparence de sérieux à des machinations financières, ne se limite pas aux personnalités politiques. Chefs d’entreprise, journalistes ou figures médiatiques sont également ciblés. Bien que l’ampleur exacte des deepfakes et de ces arnaques reste difficile à quantifier pour les forces de l’ordre, les auteurs s’exposent à de lourdes poursuites pénales, notamment pour escroquerie, usurpation d’identité et falsification. La prudence est donc le meilleur bouclier contre ces menaces numériques grandissantes.
Écrit par: me@sebastiendebollivier.com
Premium Radio Suisse
La radio qui booste votre business et votre mindset.
Découvrez chaque jour business, marketing, crypto, bourse et développement personnel avec des experts et des témoignages inspirants.
Informez-vous, inspirez-vous et transformez vos idées en opportunités.
Premium Radio Suisse – votre dose quotidienne d’innovation et de réussite.
Développe ta WebRadio avec RadioMania
Commentaires d’articles (0)