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Le Grand Conseil valaisan s’apprête à dire non, mercredi, à l’introduction d’un salaire minimum cantonal. La majorité bourgeoise estime qu’un tel mécanisme risquerait de peser sur l’embauche et de renchérir le coût du travail, alors que la gauche y voit un outil nécessaire pour mieux protéger les bas revenus.
Le projet soumis aux députés prévoit un minimum horaire de 22 francs, avec un tarif ramené à 18 francs dans l’agriculture. Les stages de formation reconnus, les emplois de moins de six mois et les rémunérations d’apprentis seraient exclus du dispositif. Si le Parlement le rejette, le dernier mot reviendra de toute façon au peuple.
Le débat n’est pas nouveau en Valais. En 2014, les électeurs avaient déjà repoussé l’idée d’un salaire minimum à une très large majorité, soit plus de 80%. Aujourd’hui encore, la droite défend le partenariat social existant, tandis que la gauche souligne qu’à peine 45% des salariés du canton sont couverts par une convention collective de travail.
La question dépasse d’ailleurs les frontières cantonales. Le salaire minimum est déjà en vigueur à Genève, Neuchâtel, au Jura, au Tessin et à Bâle-Ville, avec des montants variables. Vaud doit encore se prononcer, alors que Fribourg a récemment refusé ce système. Le Valais s’apprête ainsi à rejoindre un débat qui divise la Suisse romande depuis plusieurs années.
Écrit par: me@sebastiendebollivier.com
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