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Controverse à Berne: La police suspectée d’usage indirect de reconnaissance faciale

todayavril 25, 2026

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Controverse à Berne: La police suspectée d'usage indirect de reconnaissance faciale

La police cantonale bernoise se retrouve au cœur d’une importante polémique suite à des révélations du média zurichois Republik. Elle est en effet fortement suspectée d’avoir franchi une ligne rouge en exploitant, de manière indirecte, des données issues de la reconnaissance faciale pour identifier des participants à une manifestation pro-Gaza qui avait dégénéré le 11 octobre dernier à Berne. Cette pratique est pourtant formellement interdite aux forces de l’ordre, que ce soit par leur propre usage ou par l’exploitation d’informations obtenues via des tiers.

L’enquête de Republik met en lumière une séquence d’événements troublante. Après la diffusion par la police de photos floutées de 31 personnes «fortement suspectées d’avoir commis des infractions», ces clichés ont été défloutés dix jours plus tard. Selon le média, des individus liés à l’extrême droite, notamment des militants du groupe «Junge Tat», auraient alors utilisé la reconnaissance faciale sur ces images pour identifier les manifestants, avant de les exposer sur les réseaux sociaux et de proposer de transmettre ces informations aux autorités. Republik suggère que la police aurait tiré parti de cette démarche, retirant peu après de son site deux personnes ciblées par l’extrême droite, affirmant qu’elles avaient été identifiées.

Interrogée, la police bernoise a confirmé au «Courrier» qu’elle n’utilisait pas la reconnaissance faciale. Elle a cependant refusé de se prononcer sur une éventuelle collaboration indirecte avec des groupes d’extrême droite. Les forces de l’ordre ont seulement précisé que les cinq personnes identifiées à ce jour l’ont été «grâce à de nombreux renseignements qui nous ont été transmis directement». Cette méthode, qui inclut la publication de photos non floutées de suspects, est jugée très problématique par Amnesty International, qui y voit une potentielle violation du droit à la présomption d’innocence.

Écrit par: me@sebastiendebollivier.com

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