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Depuis plusieurs mois, certaines vidéos tournées dans l’espace public genevois suscitent colère et incompréhension sur les réseaux sociaux. En cause : les mises en scène provocatrices d’un jeune créateur de contenus sur TikTok, prêt à choquer pour attirer l’attention et générer des millions de vues.
L’une des séquences les plus commentées le montre au parc des Bastions, renversant violemment un jeu d’échecs grandeur nature sous les yeux de passants abasourdis. D’autres vidéos le présentent lançant des bombes à eau sur des promeneurs, perturbant un tram ou simulant des gestes déplacés à l’aide d’une simple bouteille. Si certains internautes rient, beaucoup dénoncent un manque de respect et une escalade dans l’agressivité.
Sur TikTok, l’auteur de ces vidéos est connu sous le pseudonyme Yanishow7. Il revendique une inspiration tirée de figures historiques de la caméra cachée, mais ses contenus s’inscrivent dans une nouvelle logique : celle de la recherche permanente de visibilité, amplifiée par les algorithmes des réseaux sociaux.
Pour la sociologue Claire Balleys, spécialiste des cultures numériques, ce type de vidéos répond à une logique de transgression typique de l’adolescence, où l’on cherche à exister en défiant les règles et l’autorité. Elle souligne aussi que ces pratiques sont majoritairement masculines, encouragées par des normes valorisant la prise de risque, la provocation et la domination symbolique dans l’espace public.
Sur le plan juridique, la frontière est parfois floue. Selon des spécialistes du droit numérique, certaines scènes peuvent rester dans le registre du désagréable, tandis que d’autres peuvent relever d’infractions, comme des atteintes à la tranquillité publique, des voies de fait ou des violations du droit à l’image, surtout lorsque les personnes filmées n’ont pas donné leur consentement. Même si certains visages sont floutés, cela ne garantit pas toujours la légalité de la diffusion.
À ce stade, la police genevoise indique ne pas avoir reçu de plaintes liées à ces vidéos. Mais les exemples récents à l’étranger montrent que ces “pranks” peuvent rapidement basculer, avec des conséquences judiciaires lourdes lorsque la provocation dépasse les limites.
Entre humour, recherche de notoriété et mise en danger d’autrui, ces vidéos interrogent sur les dérives possibles du divertissement en ligne et sur la responsabilité de ceux qui transforment l’espace public en scène de buzz permanent.
Écrit par: Premium Radio
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