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Cyberescroqueries en Suisse

todayjanvier 14, 2026 6 1

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Les cyberarnaques connaissent une envolée inquiétante en Suisse et touchent bien au-delà des profils que l’on imagine habituellement. En 2024, plus de 42 000 plaintes ont été déposées pour cyberescroquerie, un chiffre qui ne reflète qu’une partie de la réalité, tant de nombreuses victimes renoncent à signaler les faits. Honte, découragement et faible espoir de récupérer des fonds souvent transférés à l’étranger expliquent ce silence.

Contrairement aux idées reçues, les personnes piégées sont majoritairement jeunes, actives et à l’aise avec le numérique. Les escrocs exploitent la rapidité des échanges en ligne et la confiance accordée aux plateformes de vente entre particuliers. Parmi elles, Marketplace concentre de nombreuses failles, avec peu de contrôles sur l’identité des vendeurs et acheteurs, ce qui en fait un terrain de jeu privilégié pour les fraudeurs.

Une simple information transmise trop vite peut suffire à vider un compte bancaire en quelques minutes. Des montants considérables disparaissent parfois avant même que la victime ne réalise ce qui se passe. Et lorsque l’alerte est donnée, le sentiment d’abandon est fréquent. Certaines banques refusent de reconnaître la fraude, estimant que les opérations ont été validées par le client, même lorsque les transactions sont manifestement inhabituelles.

Pour des spécialistes de la cybercriminalité, toutes les banques ne placent pas la protection des clients au même niveau de priorité. Si certaines investissent dans la détection et la prévention, d’autres considèrent encore la fraude comme un simple risque opérationnel. Les forces de l’ordre dénoncent également un manque de réactivité, voire de coopération, lorsqu’il s’agit de bloquer des fonds en urgence, alors que chaque minute est cruciale pour empêcher le blanchiment.

L’enquête menée par A Bon Entendeur met en lumière une réalité préoccupante : face à des escrocs toujours plus rapides et organisés, la sécurisation des avoirs dépend encore trop souvent de la vigilance individuelle, laissant les victimes avec un goût amer et une question lancinante : le système bancaire fait-il vraiment tout ce qu’il pourrait pour les protéger ?

Écrit par: Premium Radio

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